
Les sorties de ces derniers mois, les affinités musicales et électives, et tout un tas de choses qui s'expliquent plus ou moins ont fait que j'ai été très portée sur ce qui venait de New-York. Avec tout ce que ça peut entraîner d'hystérie de fille et de plans sur la comète pour partir un peu là-bas, puisque soyons honnêtes, parlez-moi de la scène musicale parisienne, on va rire.
Tant et si bien que j'avais un peu oublié que les Etats-Unis ne se résument pas à New-York, et que si on excepte le grand vide du milieu, à l'autre bout il y a la Californie qui ne se débrouillent pas mal non plus.
Il y a un an, ceux qui comme moi passent leur temps à chercher quoi pouvoir bien écouter sont tombé sur un ovni, une vidéo qui aurait presque pu être prise au portable, lancée par une bande de potes de San Francisco.
Christopher Owens.
Chet Jr White.
Aaron Buttig à la caméra.
San Francisco, la Californie, la route 66, l'imaginaire qui se met en route est à l'opposé de ce que peut inspirer la côte Est.
Le titre: Lust for Life. On aurait pu dire Iggy Pop mais non, rien à voir. Ces garçons sont bien trop malins pour commencer par une reprise qui serait forcément moins bien que l'originale.
Tellement malins qu'ils ont choisi d'appeler leur groupe Girls.
Comme tous les disques de garçons, celui de Girls ne parle que de filles.
Mais contrairement à beaucoup, il s'est débarrassé de la surproduction qui aurait pu gommer la fêlure dans la voix de Chris Owen qui donnera envie à n'importe qui de devenir instantanément son meilleur ami, du son un peu crade, un peu lo-fi, un peu pardon j'avais pas de micro alors j'ai chanté dans mon téléphone de certains titres, un peu bricolé dans le garage.
Girls, c'est à la fois Grease, les Ronnettes, les seventies, Elvis Presley grande époque, et votre bande de potes rêvée.
Leur premier album est là pour le prouver.
M.
Le titre est extrait de la chanson Lust for Life.
Girls sera en concert au Point Ephémère à Paris le 6 octobre.
