samedi 3 octobre 2009

I wish I had a beach house where we could make a big fire every night

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Les sorties de ces derniers mois, les affinités musicales et électives, et tout un tas de choses qui s'expliquent plus ou moins ont fait que j'ai été très portée sur ce qui venait de New-York. Avec tout ce que ça peut entraîner d'hystérie de fille et de plans sur la comète pour partir un peu là-bas, puisque soyons honnêtes, parlez-moi de la scène musicale parisienne, on va rire.
Tant et si bien que j'avais un peu oublié que les Etats-Unis ne se résument pas à New-York, et que si on excepte le grand vide du milieu, à l'autre bout il y a la Californie qui ne se débrouillent pas mal non plus.
Il y a un an, ceux qui comme moi passent leur temps à chercher quoi pouvoir bien écouter sont tombé sur un ovni, une vidéo qui aurait presque pu être prise au portable, lancée par une bande de potes de San Francisco.
Christopher Owens.
Chet Jr White.
Aaron Buttig à la caméra.
San Francisco, la Californie, la route 66, l'imaginaire qui se met en route est à l'opposé de ce que peut inspirer la côte Est.
Le titre: Lust for Life. On aurait pu dire Iggy Pop mais non, rien à voir. Ces garçons sont bien trop malins pour commencer par une reprise qui serait forcément moins bien que l'originale.
Tellement malins qu'ils ont choisi d'appeler leur groupe Girls.
Comme tous les disques de garçons, celui de Girls ne parle que de filles.
Mais contrairement à beaucoup, il s'est débarrassé de la surproduction qui aurait pu gommer la fêlure dans la voix de Chris Owen qui donnera envie à n'importe qui de devenir instantanément son meilleur ami, du son un peu crade, un peu lo-fi, un peu pardon j'avais pas de micro alors j'ai chanté dans mon téléphone de certains titres, un peu bricolé dans le garage.
Girls, c'est à la fois Grease, les Ronnettes, les seventies, Elvis Presley grande époque, et votre bande de potes rêvée.
Leur premier album est là pour le prouver.


M.

Le titre est extrait de la chanson Lust for Life.
Girls sera en concert au Point Ephémère à Paris le 6 octobre.

lundi 28 septembre 2009

Your guitar's still where you left it

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Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'a pas été très actives par ici ces deux derniers mois. Parmi tout un tas d'excuses plus ou moins valables (il a fait chaud) (on était en vacances) (il a vraiment fait trop chaud) il y en a quand même une qui justifie le bazar.
La traversée du désert.
Rien n'est sorti.
Ou plutôt si, beaucoup de choses sont sorties, mais strictement rien qui nous donne envie de sortir de notre léthargie.
On aurait pu taper sur une de ces fameuses choses nulles, c'est facile et on sait bien faire.
Mais bon.
Et puis dans le coin de mon cerveau qui me sert d'agenda, j'avais déjà noté la date de la seule chose avec laquelle je savais que j'aurais envie de revenir.
7 septembre.
Pastels/Tenniscoats.
Two Sunsets.
On m'objectera, en jetant un œil à la date du jour, que j'aurai drôlement pris mon temps, dis donc. Pourtant j'ai deux raisons. La première, c'est qu'il m'a fallu pas mal de temps avant de mettre la main sur le disque. Un album des Pastels c'est rare, par conséquent ça se mérite. Une semaine.
Deuxièmement, je ne cache pas que je l'ai laissé s'acclimater à mon appartement quelques jours avant de le déballer. Ca faisait deux mois que je cassais les pieds de tout le monde (ceux qui me connaissent confirmeront) avec la sortie du disque, j'avais soigneusement évité tout ce qui aurait pu me gâcher l'effet de surprise... Et si finalement je détestais ça? Renoncer à mon hypothétique futur mariage avec Stephen McRobbie et admettre que je m'étais trompée? Pas possible.
J'ai donc fini par déballer cérémonieusement la chose avant de me caler devant mon lecteur cd, sérieuse comme le pape, pour écouter de bout en bout et sans rien ni personne pour m'emmerder.
Soulagement.
En douze chansons (dont une reprise de Jesus & Mary Chain et un certain nombres d'anciens titres de Tenniscoats édités sur le label du susnommé Stephen McRobbie, la boucle est bouclée), et passée la surprise d'entendre chanter en japonais (et le premier qui m'envoie un mail pour me dire que ça ressemble drôlement à la mauvaise pop passée dans les restaurants chinois se prend mon poing dans la tronche) j'ai trouvé mon disque de rentrée (et peut-être même mon disque de l'année, on en reparle dans quelques semaines). Celui qui aidera universellement (oui oui, universellement, n'ayons pas peur des mots) à se lever le matin jusqu'à la fin de l'hiver, celui qui réchauffera, celui dont on lancera juste une chanson et qu'on écoutera in extenso à chaque fois juste pour le plaisir.
Parce que Two Sunsets, derrière toute sa modestie de disque qui ne se vendra pas assez sauf aux afficionados des Pastels, renferme un miracle. C'est un album sorti pour la rentrée mais qui rappellera longtemps les souvenirs de l'été passé qu'il n'a pourtant pas connu.
Mon hypothétique futur mariage et ma dignité sont saufs.

M.


Le titre est extrait de la chanson Song for a Friend.
Two Sunsets est paru chez Domino Records.